130 000 dossiers d’Inventaire à explorer
« L’arme parfaite contre les déprédations de tous genres est l’intérêt que les usagers, les habitants des petites villes prennent à « leurs » édifices, même modestes […] » André Malraux, André Chastel 1964

Depuis la création de l’Inventaire en 1964 en Bretagne, les dossiers réunissant textes, photographies, plans, cartes, reproductions de documents anciens constituent une ressource documentaire d'exception sur le patrimoine breton.

La méthodologie et les outils d’investigation ont varié au cours de ces 60 années d’exploration : ils restituent aussi l’épaisseur historique et le contexte dans lequel chaque étude a été conduite. La photothèque permet de consulter et de commander les photographies liées aux enquêtes. Plusieurs milliers d’autres clichés, les « dossiers papier » réalisés lors des premières études et un fonds important d’ouvrages et revues sont consultables à notre centre de documentation.

La Région Bretagne s’attache à co-construire la connaissance des patrimoines bretons en invitant tous ceux qui le souhaitent à s’associer à ces explorations du territoire en utilisant l’application GLAD.

Image du jour
Vue générale sud-ouest
Lumière sur

Cette enquête a été réalisée par des étudiants du Master Réhabilitation et Restauration du Patrimoine Bâti de Rennes 2 dans le cadre d'un travail d'inventaire en partenariat avec la Région Bretagne et la ville de Dinan.

Le faubourg Saint-Malo constitue un des témoins des origines de la ville de Dinan, et au fil de son histoire il évolua progressivement du statut de bourg primitif à celui de faubourg. Aussi, sur les périodes des 19e et 20e siècles, le faubourg est un quartier très peuplé et vivant. D'après les matrices cadastrales (1811 et 1843) et les listes nominatives (1901, 1906 et 1911) une population majoritairement modeste réside dans le faubourg Saint-Malo. On recense également beaucoup de tisserands, journaliers, menuisiers, domestiques et couturières. De plus, le faubourg était un lieu où le commerce était présent, notamment durant la première moitié du 20e siècle. En effet, d'après les listes d'électeurs de 1927 et 1928, des cabaretiers, bouchers, débitants, mécaniciens et épiciers étaient implantés dans le quartier.

Enfin sur ces périodes, les bâtiments à usage domestique du faubourg sont parfois découpés et habités de manière horizontale. Ainsi, les rez-de-chaussée sont occupés par un propriétaire ou un locataire différents de celui des étages.

Le faubourg est caractérisé par une typologie de "faubourg-rue". On y retrouve majoritairement un parcellaire ancien, étroit et en lanières, hérité d’une urbanisation médiévale le long d'un axe de communication primitif. Les éléments bâtis se situent principalement en front de rue, de manière très dense et s’adaptant au dessin de la voirie. De plus, la largeur des façades sur rue est généralement déterminée par celle de la parcelle.

Au sein du faubourg, trois typologies architecturales se dégagent :

- Un bâti avec un mur pignon sur rue et généralement des traces d'anciens pans de bois.

- Un bâti avec comme façade principale, le mur gouttereau donnant sur rue. Une aile en retour est souvent présente sur le côté jardin de la parcelle.

- Un parcellaire composé de deux bâtiments autonomes desservis par un passage et une cour commune.

Rue Saint-Malo, vue en enfilade